« Le virus de la peste porcine africaine (PPA) avance de deux kilomètres par mois », affirmait René Collin, ministre wallon de l’Agriculture, le 3 janvier 2019 à la RTBF. La progression se fait notamment vers l’ouest et la frontière française. Alors que trente kilomètres de clôture ont déjà été posés autour de la zone tampon belge, quinze kilomètres supplémentaires vont être érigés entre les villes de Florentville et Virton, le long de la frontière franco-belge (voir carte ci-dessous).

C’est à cet endroit que les chasseurs français avaient déjà installé leur propre clôture électrique il y a quelques mois. La Fédération de chasse des Ardennes ainsi que les services de l’État se sont rendus sur site côté belge mercredi. «  Leur clôture est en dur, explique Michel Hubert, président de la fédération. C’est pas du béton non plus, mais c’est un grillage d’1,40 m de haut (...). Nous avons demandé qu’elle soit enterrée dans le sol pour être plus solide.  » Un dispositif réclamé par les chasseurs depuis le début de la crise, jugé plus efficace qu’une simple clôture électrifiée. 

 

L’objectif est d’éviter la propagation du virus vers la France, et créer « un vide sanitaire où les destructions vont se poursuivre », explique René Collin à la RTBF. Les travaux devraient commencer dès cette semaine.

Depuis la découverte des premiers cas de peste porcine africaine dans la faune sauvage le 13 septembre dernier, l’Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), fait état ce lundi 7 janvier de 288 sangliers retrouvés morts et porteurs du virus dans la région d’Étalle, dans la province de Luxembourg.

Source : RTBF, L'Ardennais