IAHP – Risque « Elevé » sur l’ensemble du territoire

Le 6 décembre 2016.

La situation sanitaire d’IAHP s’aggrave de sorte que le niveau de risque épizootique d’influenza aviaire passe à « élevé » sur l'ensemble du territoire métropolitain.
Les troupeaux de volailles ayant présenté des résultats positifs au dépistage sérologique de l'influenza aviaire et dont les résultats virologiques sont négatifs peuvent être classés à risque et les exploitations où ils sont détenus peuvent être placées sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance.

De nouveaux foyers d'IAHP ont été détectés en France, des suspicions sont en cours d'investigation.

Le ministère de l'agriculture a adopté un arrêté de passage du niveau de risque influenza à un niveau « élevé ». Les préfets pourront définir, sur instruction du ministre, des zones de contrôle temporaire. Les conditions d'application de cette élévation du niveau de risque font l'objet d'une instruction, en cours de validation. L'adoption des zones de contrôle temporaires en cas de suspicion devra être déployée en fonction de l'analyse de risque de la DD(cs)PP et, dans le contexte actuel, dès lors qu'une mortalité massive est observée (10% en 48h ou plus de 500 oiseaux morts).

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Communiqué de Presse du Ministère publié le 06/12/16

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l’ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Pour rappel, sur la base d’un avis de l’Anses, le 17 novembre, le niveau de risque avait déjà été relevé de « négligeable » à « modéré » sur tout le territoire national. Dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier et qui constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, le risque vis-à-vis de l’influenza aviaire avait été relevé pour atteindre le niveau « élevé ». Certains foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones. En conséquence, ce jour, par arrêté ministériel, le niveau de risque est désormais qualifié d’« élevé » sur l’ensemble du territoire.

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national, à savoir :

  • l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)
  • l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages.
  • l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l'utilisation des appelants.

Enfin, le ministère rappelle qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.


Rappel sur la Biosécurité

Même si il ne s’agit d’une obligation liée à l’élévation du niveau de risque à « élevé » vis-à-vis de l’influenza aviaire, il faut qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes soient mises en œuvre par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles.

Sur l'ensemble du territoire, les mesures de biosécurité définies par l'arrêté du 8 février 2016 doivent impérativement être mises en place dans tous les élevages qu'ils soient commerciaux ou non.

La surveillance clinique doit par ailleurs être renforcée : il est ainsi rappelé que toute mortalité anormale, chute de ponte, baisse de consommation d'eau ou d'aliments doit faire l'objet d'une déclaration immédiate au vétérinaire sanitaire et à la DD(cs)PP de son département.

 

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