DESCRIPTIF DE LA MALADIE

 

Les bactéries du genre Chlamydia regroupent 9 espèces.

Chez les bovins, on considère que les troubles de la reproduction sont principalement attribuables à l’espèce Chlamydia abortus. Mais 2 autres espèces, Chlamydia pecorum et Chlamydia psittaci, peuvent aussi être impliquées occasionnellement. C. Pecorum est souvent portée dans les intestins des ruminants sans causer de symptômes.

La Chlamydiose atteint aussi les ovins et les caprins.

Le risque de transmission à l’homme est faible. Néanmoins les chlamydies notamment transmises par les oiseaux peuvent provoquer des pneumonies atypiques et éventuellement des avortements chez les femmes enceintes.

 

Signes cliniques

Chez les bovins, les signes cliniques d’appel ne sont pas spécifiques : rétentions placentaires et métrites, avortements, mises bas prématurées de produits chétifs, infertilité, orchites chez le taureau, pathologies respiratoires voire mammites subcliniques chez la vache.

Chez les veaux des troubles de type pneumonie, arthrite ou conjonctivite sont également rapportés.

La Chlamydiose est une cause importante d’avortements infectieux en série  chez les bovins.

 

Contamination 

Les sources d’infection sont principalement les déjections mais aussi les fœtus, les annexes fœtales, les sécrétions utérines ou vaginales et le lait de femelles infectées.

Les vaches n’excrètent pas toujours une quantité élevée de bactéries et l’excrétion devient rapidement intermittente après un avortement.

La bactérie est résistante dans le milieu extérieur : les locaux sont des sources de contamination. La présence de moutons signalée dans plusieurs cas de chlamydiose abortive chez les bovins suggère leur possible implication.

La contamination se fait principalement par voie digestive et, à un moindre degré par voie respiratoire ou vénérienne.

La réceptivité dépend du stade physiologique : elle serait plus importante pendant le dernier tiers de la gestation. Rarement, la contamination d’une femelle non gestante peut entraîner l’avortement lors de gestations ultérieures.

Il est exceptionnel qu’une femelle avorte deux fois de Chlamydiose.  Par contre, toute femelle infectée est susceptible d’excréter des bactéries à chacune de ses mises bas suivantes et donc de contaminer d’autres femelles.

 

La Chlamydiose apparaît généralement suite à l’introduction d’un animal porteur latent.N’introduisez que des animaux provenant de cheptels dont vous savez qu’ils n’ont pas de maladies abortives.

 

LA LUTTE CONTRE LA CHLAMYDIOSE

 

En cas de suspicion 

  1. D’abord je vérifie le kit utilisé par mon laboratoire

Compte tenu de la fréquence du portage intestinal asymptomatique d’autres Chlamydia (C. pecorum en particulier), il est impératif de vérifier avec votre laboratoire que le kit utilisé cible spécifiquement C.abortus dont l’implication en matière d’avortements est largement majoritaire.

En pratique  les laboratoires LDA 36, 37, et 61 utilisent un kit spécifique. Si ce n’est pas le cas, les résultats sérologiques sont ininterprétables.

 

  1. Comment puis-je confirmer la suspicion d’infection par C.abortus ?

Je réalise un sondage sérologique sur 6 vaches à problème de reproduction du même lot que la vache ayant avorté. Si au moins 4 animaux sont positifs sur 6 on peut considérer que l’imputabilité de C. abortus dans la série d’avortements est probable. 

Une séroconversion peut également être mise en évidence : des animaux négatifs se positivent après une seconde prise de sang dans les 10 jours suivants.

MAIS le seul diagnostic de certitude repose sur un résultat positif en PCR ! A réaliser sur les avortements suivants. Ce test est plus coûteux et le prélèvement doit être réalisé le plus tôt possible après l’avortement.

L’analyse peut se faire  sur différents supports :  écouvillon, placenta ou avorton (liquide stomacal ).

L’avortement est attribuable à la chlamydiose lorsque la  PCR est POSITIVE.

 

En cas de circulation avérée 

Mesures sanitaires

  • Séparez les bovins des ovins !!
  • Assurez une bonne hygiène de la mise-bas (séparez si possible les femelles à la mise-bas, isolez les femelles avortées pendant 15  jours).
  • Assurez une bonne hygiène des locaux et des animaux.

 

Antibiotiques

Le recours aux antibiotiques (tétracyclines) sur les vaches avortées ou les autres reproductrices du lot ne semble pas justifié.

 

Vaccin : quel vaccin, qui vacciner, quand?

Un vaccin vivant atténué (CEVAC Chlamydia® ou OVILIS Chlamydia®) est efficace sur les ovins pendant 3 saisons de reproduction et dispose d’une AMM dans cette espèce. Ils sont aussi utilisables chez les bovins hors AMM (efficacité vérifiée).

Ces vaccins ne protègent que les animaux indemnes (non infectés avant vaccination).

La vaccination concerne le pré troupeau s’il est séronégatif : à vérifier par sondage sérologique chez les génisses avant la mise à la reproduction.

Le protocole vaccinal recommandé est d’une seule injection (4ml chez les bovins 4 semaines avant mise à la reproduction) avec rappel tous les 2 à 3 ans. La vaccination des femelles gestantes est déconseillée.

 

Votre GDS vous accompagne : conseil et aides financières, en collaboration avec votre vétérinaire

Votre GDS peut vous aider techniquement avec votre vétérinaire traitant:

  • Si vous avez un doute, pour  savoir si vos avortements sont dus à la Chlamydiose.
  • Si vous avez une circulation avérée,  pour vous aider à maîtriser la maladie.

Et financièrement : prise en charge selon les modalités de chaque GDS.

 

 

 

 

 

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